La Société Belge de Parodontologie (Parodontologie.be) est une organisation scientifique dédiée aux parodontologues, dentistes et hygiénistes dentaires intéressés par la parodontologie.

La Société Belge de Parodontologie veut optimiser les circonstances dans lesquelles le parodontologue prodigue des soins de santé. Nous voulons souligner l’importance des tissus sains.

Notre objectif est de souligner l’importance des tissus sains autour des dents et des implants, et de leur impact sur la santé générale. En outre, la Société Belge de Parodontologie vise à informer et à sensibiliser la population quant à l’importance d’un parodonte sain.

Board and commissions SBP-BVP- BELGIAN SOCIETY PERIO 2017

Board

President : Katrien Vermylen info@parodontologie.be

Vice-President : Peter Garmyn peter.garmyn@mondzorgzichem.be

Secretary : Veronique Christiaens  vchristi.christiaens@ugent.be

Treasurer : Yves Flamand yves@periocare.be

Board Members

Prof Dr. Wim Teughels wim.teughels@med.kuleuven.be
Representative of the KUL University

Dr France Lambert france.lambert@chu.ulg.ac.be
Representative of the ULg University and EFP delegate france.lambert@gmail.com

Selena Toma selenatoma1@hotmail.com
Co-Representative of the UCL University

Veronique Christiaens vchristi.christiaens@ugent.be
Representative UGent

Katleen Michiels katleenmichiels@hotmail.com
President of the Professional committee

Peter Garmyn peter.garmyn@mondzorgzichem.be
President of the scientific commission

Scientific committee

President Scicom : Peter Garmyn peter.garmyn@mondzorgzichem.be

Social Media Manager : Bruno de Carvalho bcarvalhomd@gmail.com
Rep Uliege

Secretary scicom : Liesbeth Mathijs liesbet_matthijs@hotmail.com

Rep Ugent : Veronique Christiaens vchristi.christiaens@ugent.be

Rep KULeuven : Isabelle Laleman isabellelaleman@gmail.com

Rep ULB : Nele Van Assche nele_van_assche@hotmail.com

Vanessa Vanhoutte toynbee_99@hotmail.com

Professional committee

President Procom : Katleen Michiels katleenmichiels@hotmail.com

Frieda Gijbels frieda@parogijbels.be

Yves Flamand yves@periocare.be

Catherine Soers vogels-soers@imparo.be

Katrijn Saerens paropraktijk.saerens@telenet.be

Marc de Soete marcdesoete@skynet.be

Eric Thevissen eric.thevissen@ugent.be

Lauren Bernard bernardlauren@hotmail.com

Public relations and sponsoring

Isabelle Bugli infos@globaldentalsupport.be

Congres organization

Ralph Cosyn info@cosyn.eu

Questions fréquentes

La gingivite

L’étanchéité gingivale : clef de la santé parodontale

Le rôle de la gencive est donc d’établir une séparation, aussi étanche que possible, entre ces deux parties. Il est aisé de comprendre que la clef de la santé des tissus de soutien de nos dents va résider dans l’étanchéité de cette gencive. L’évaluation de la santé parodontale passe donc avant tout par une évaluation du maintien ou d’une perte de cette étanchéité. Cette évaluation est faite par sondage à l’aide d’une sonde parodontale.

 

La gencive face aux bactéries

Si donc cette gencive est conçue pour être placée au contact de toutes ces bactéries que nous avons en bouche, il va de soi qu’il y a intérêt à ne pas exagérer. Si l’hygiène dentaire est déficiente, si l’élimination de la plaque est insuffisante, il y aura un certain nombre de zones de notre bouche où cette gencive se trouvera au contact d’un excès de bactéries ce qui va l’irriter. Cette irritation fera naître au sein de la gencive, une réaction de défense menée par une catégorie de nos globules blancs. Ces globules blancs agissent comme un système de défense de première ligne.

C’est donc essentiellement une réaction non spécifique. L’action défensive passe par une libération d’enzymes capables de disloquer les bactéries et cela de manière très efficace. Malheureusement, ces enzymes auront également un effet destructeur sur nos propres tissus de soutien. Le champ de bataille est donc lui aussi abîmé par cette lutte entre les bactéries et notre système de défense. Ceci mettra en péril l’étanchéité gingivale.

 

Equilibre entre dégâts et réparations : gingivite chronique

Heureusement, un système de réparation viendra compenser les dégâts occasionnés par notre système de défense et un équilibre s’installera ainsi entre les dégâts et les réparations. L’alternance de phases de dégradation et de réparation de la gencive est appelée chronicité; on parlera donc de gingivite chronique : une maladie indolore.

Le signe typique de cette maladie est le saignement gingival. Ce signe ne sera pas, ou peu présent chez les fumeurs.

 


Par Frédéric De Beule, Membre du Board de la SBP-BVP

La parodontite

L’alternance de phases de dégradation et de réparation de la gencive engendre une gingivite chronique : une maladie indolore.

Cet équilibre pourra se maintenir fort longtemps, toute la vie même pour les plus chanceux d’entre nous. Toutefois, dans une grande majorité des cas ce sont les dégâts qui finiront par l’emporter. Pour expliquer cette dégradation, on peut évoquer deux causes et un certain nombre de facteurs favorisants.

Accroissement de la quantité de bactéries

La quantité de bactéries accumulée au contact de la gencive sera influencée par la qualité du brossage, assez peu par l’alimentation (gare aux grignoteurs) mais surtout par l’état de surface des dents. Plus les dents seront rugueuses plus la quantité de bactéries accumulée par unité de surface sera élevée. Les dents deviendront rugueuses essentiellement par accumulation de tartre. Ce tartre se forme à partir des bactéries que le brossage n’aura pas chassées. Lorsque le brossage présente des lacunes, il y aura forcément des zones de notre bouche où les bactéries ne sont jamais dérangées. Elles ont alors le loisir de s’accumuler à la surface de la dent. Elles parviennent à s’agglutiner car elles fabriquent, en effet, une espèce de colle; l’ensemble s’appelle la plaque dentaire.

La plaque dentaire et le tartre

Pour fabriquer cette colle, les bactéries tirent parti de grosses molécules contenues dans notre salive. Dans la salive nous possédons également une concentration importante de sels minéraux dont le rôle est de compenser les caries débutantes pouvant survenir à la surface de l’émail. Ces sels minéraux vont aussi, malheureusement s’accumuler dans cette colle fabriquée par les bactéries et c’est comme cela que le tartre va se construire. Cela voudra dire que si on se brosse parfaitement les dents, on ne fait pas de tartre et donc qu’il y aurait moyen de se faire détartrer une fois pour toute.

Il y aurait moyen de se faire détartrer une fois pour toute !

Cela restera malheureusement un peu théorique du fait que nous avons tous des zones de notre bouche plus difficile d’accès ou des dents qui se chevauchent où le brossage ne pourra pas être parfaitement exécuté. Mais pour le plus grand nombre de nos surfaces dentaires, cette accumulation de tartre pourra être évitée.

Le tartre, en lui-même, est inoffensif. Mais il est très rugueux et de dès lors, à la surface du tartre on verra s’accumuler beaucoup plus de bactéries qu’à la surface des dents et cela, indépendamment de la quantité de tartre. Quatre jours de tartre ou quatre ans de tartre auront donc le même effet.

Si la quantité de bactéries au contact de la gencive augmente, l’irritation de cette gencive augmente elle aussi. Le système de réparation qui parvenait à maintenir notre gencive attachée risque de s’en trouver débordé et la gencive se décolle. Si la gencive se décolle, les bactéries pourront venir s’accumuler sur la racine, puis il y a du tartre qui va se former sur la racine. bref, c’est l’effet « boule de neige » qui conduira progressivement l’augmentation de la profondeur du sillon entre la gencive et la dent : la poche parodontale.

On comprendra qu’un détartrage effectué une ou deux fois par an alors que le brossage reste déficient, même s’il en ralentira l’évolution, ne mettra pas le patient à l’abri de l’apparition de lésions parodontales. Encore faudra-t-il s’entendre sur le sens du terme « détartrer ». S’agit-il d’enlever du tartre ou d’enlever tout le tartre ?

Accroissement de l’agressivité des bactéries : la poche parodontale

Nous avons tous des bactéries agressives dans notre bouche. On compte 300 à 400 espèces de bactéries et les plus agressives sont celles qui craignent l’oxygène. Ce sont les bactéries anaérobies. La bouche est relativement bien aérée et de ce fait la proportion de bactéries agressives restera relativement faible (environ 5%). Toutefois si la gencive se décolle et si donc une poche se forme entre la gencive et la dent, la proportion de bactéries agressives risque d’augmenter considérablement et cela au fur et mesure que la profondeur de la poche s’accroît. A partir de 3 mm de profondeur de poche la proportion de bactéries agressives (anaérobies) atteint déjà 75% (importance du sondage parodontal).

Les bactéries agressives (anaérobies Gram-) produisent des toxines plus irritantes ce qui accentuera la réaction de défense que nous allons opposer à cette infection. On verra apparaître des saignements mais parfois aussi des suppurations, voire de véritable abcès. De plus, ces bactéries agressives produisent des enzymes capables de détruire nos tissus de soutien. La maladie passe dès lors en phase autonome puisque ce sera directement l’action destructrice de ces bactéries qui occasionnera des dégâts et ce ne sera plus seulement les quelques défauts de notre système de défense. On ne parlera plus de gingivite chronique mais de parodontite chronique. La proportion de bactéries agressives dans la bouche et dans les sites actifs est à peu de chose prêt constante d’une personne à l’autre. Toutefois ce qui pourra varier c’est le type de bactéries agressives en présence. Chez certaines personnes on retrouvera des bactéries très fortement agressives. Ces patients développeront cette maladie plus précocement et sans doute plus sévèrement.


Par Frédéric De Beule, Membre du Board de la SBP-BVP

Le parodonte sain

La parodontologie et le parodonte

La parodontologie est la spécialité de la médecine dentaire qui s’intéresse aux tissus de soutien des dents. Le nom donné à l’ensemble des tissus de soutien est le parodonte. Celui-ci est constitué de 4 éléments principaux à savoir : l’os alvéolaire, le ligament parodontal, le cément et la gencive. Le rôle de l’os alvéolaire est bien sûr de soutenir la dent. Le ligament parodontal assure la fixation de la racine de la dent au sein de cet os alvéolaire. Le cément permet l’ancrage de ce ligament à la surface de la racine. La gencive, quant à elle, assure la fonction de manchon ou de gaine plus ou moins étanche permettant de maintenir tous les autres éléments du parodonte à l’abri du milieu buccal.

Les bactéries de la bouche

La bouche, comme l’ensemble de notre tube digestif, contient un grand nombre et une grande variété de microbes. Parmi ceux-ci, les bactéries occupent une place prédominante. Certaines bactéries assument quelques services dans notre bouche. Elles ne sont donc pas totalement indésirables.

L’os qui soutient les dents est très sensible à l’infection

Toutefois, le tissu osseux, qui assure le soutien des dents, est un tissu stérile qui ne peut que difficilement se défendre contre les microbes. Il est en effet presque impossible d’organiser efficacement un front de défense au sein de l’os; c’est un tissu dur, minéralisé au travers duquel le déplacement des globules blancs (nos cellules de défense) est bien difficile. En cas d’infection de l’os, il y a bien une solution, c’est de déminéraliser cet os, de le ramollir en quelque sorte et dans cet os déminéralisé il sera possible d’organiser un front de défense efficace. Si la réaction de défense se développant ainsi vient à bout de l’infection microbienne, la réaction s’arrêtera, l’os se reminéralisera et toute trace de cette infection disparaîtra. Mais dans le cas qui nous occupe, l’infection risque d’être permanente et l’os déminéralisé finira par être totalement détruit. Une perte osseuse évolutive pouvant mener à la perte des dents risque donc de se développer.

Le défi gingival

Il existe donc un véritable défi puisque à quelques millimètres de distance se retrouveront d’une part la bouche, c’est-à-dire une des cavités de notre corps qui est la plus envahie de bactéries et, d’autre part, l’os alvéolaire, le tissu de notre corps qui est un des plus sensible à l’infection.


Par Frédéric De Beule, Membre du Board de la SBP-BVP

Les récessions gingivales

Pour comprendre le déchaussement des gencives, il est important d’avoir une idée de l’anatomie des dents et des tissus qui l’entourent.

Une dent saine est entourée de deux sortes de gencive.

  • La gencive attachée, qui ressemble à du cuir. Elle est solidement attachée à la mâchoire ainsi qu’à la dent. Une quantité minimum de gencive attachée est cruciale pour la stabilité des gencives.
  • Une gencive mobile et fragile appelée muqueuse. La muqueuse n’est pas attachée à la mâchoire ou aux dents.

Lorsque la gencive attachée est très mince, la région devient plus fragile et plus susceptible de se décoller de la dent. Brosser cette région trop fort peu parfois accélérer le déchaussement.

Le déchaussement de la gencive, aussi appelé récession, résulte en une exposition de la racine de la dent. Ce processus peut être progressif et exposer de plus en plus la surface de la racine. Une récession avancée peut mettre en danger la survie de la dent.

Certaines récessions peuvent créer des régions difficiles à nettoyer. Si ces régions ne sont pas brossées adéquatement, les dépôts de plaque vont causer de l’inflammation (gingivite). La gingivite va accélérer le déchaussement. Les récessions peuvent aussi être plus sensibles au froid.

Sans intervention, la progression de la récession peut éventuellement causer la perte de la dent touchée.


Source: Académie Canadienne de Parodontologie

Test de dépistage DPSI

Le Test DPSI : Indice de Santé Gingivale et Parodontale

 

Une gencive en bonne santé a une couleur rose et est appliquée contre la dent avec un certain tonus. Entre la dent et la gencive il y a un espace étroit de 3mm de profondeur que l’on appelle le sulcus.

Une gencive en bonne santé ne saigne pas lors du brossage ou lorsque l’on mange. Par contre, une gencive enflammée est rouge, gonflée et saigne facilement (ces trois symptômes ne sont pas toujours présents ensembles). Dans le milieu buccal vivent des milliards de micro- organismes qui colonisent la surface de la dent. Tous les jours se forme une fine couche blanchâtre sur les dents que l’on appelle la plaque dentaire. Il semble que pas mal de gens n’arrivent pas à bien éliminer la plaque dentaire. Les bactéries peuvent causer une inflammation gingivale (gingivite) et également des lésions dans les dents (carie). La mauvaise haleine est le résultat d’une couche de plaque présente sur la langue et dans le pharynx. La plaque dentaire peut également se calcifier et devenir du tartre.

Chez certaines personnes, l’inflammation aura tendance à s’installer. La gencive va se détacher de la dent et des poches vont se former. Dans ces poches se forme une nouvelle plaque et du tartre, l’attache de la gencive se détruira et l’inflammation ira de plus en plus profondément pour arriver à l’os et détruire celui- ci. Cette forme d’inflammation gingivale s’appelle la parodontite. Le nombre de fibres d’attache détériorées peut devenir finalement important au point que la dent tombe.

 

Beaucoup de gens avec une gingivite n’auront pas de parodontite et cela parce que la composition de la plaque dentaire diffère d’une personne à l’autre (le nombre et le type de bactérie). C’est la résistance contre les bactéries qui détermine si quelqu’un va développer un problème parodontal ou non, entre autre, le tabac, le diabète non stabilisé et des stress intenses peuvent faire pencher la balance et influencer le développement d’une maladie parodontale.

Inversement, il semble qu’une parodontite non traitée peut avoir une influence négative sur la santé générale. De cette manière, les problèmes cardiaques, les problèmes vasculaires et les naissances pré-terme sont plus fréquentes chez des personnes ayant des problèmes parodontaux.

Une bonne hygiène dentaire est de première importance pour traiter les problèmes gingivaux. Brosser ses dents 2 fois par jour avec une brosse ayant une petite tête et des poils souples. Utiliser un dentifrice contenant des fluorides en passant jusqu’au bord de la gencive lors du nettoyage. Lors du brossage, aller systématiquement d’abord à l’intérieur puis à l’extérieur et terminer par les faces occlusales en faisant des petits mouvements circulaires. Il faut prendre le temps suffisant et ne pas oublier de brosser la langue. L’utilisation d’une brosse électrique n’est pas un must mais facilite le mouvement circulaire. L’espace entre les dents ne sera pas nettoyé avec une brosse à dents, il faudra alors utiliser des cures dent ou des brossettes interdentaires et lorsque l’espace entre les dents est très étroit, on utilisera du fil dentaire. Une visite bisannuelle chez le dentiste est recommandée. Le dentiste fera une recherche systématique des caries et éliminera le tartre s’il est présent de manière à conserver une bonne condition dentaire. N’oubliez pas de manger équillibré.

Et finalement : dites non à la cigarette.


Par le Board de la SBP-BVP

Les maladies parodontales et votre santé

Cœur

Des évidences scientifiques suggèrent maintenant que la maladie parodontale puisse être un facteur de risque dans les maladies cardio-vasculaires ainsi que les maladies respiratoires. Les personnes souffrant de maladies parodontales sont à un plus grand risque de maladies cardiaques et ont deux fois le risque d’avoir une crise cardiaque mortelle que des personnes sans maladie parodontale.

On croit que les bactéries qui causent la maladie parodontale peuvent causer de petits caillots de sang qui peuvent contribuer à obstruer les artères par l’accumulation des dépôts gras dans les artères de cœur.

Femme enceinte

La maladie parodontale s’est maintenant avérée un facteur de risque pour avoir les bébés prématurés ou de petit poids à la naissance. Les mères avec la maladie parodontale peuvent courir un risque de une à sept fois plus grand d’avoir un bébé prématuré ou petit poids à la naissance.

Diabète

Le lien entre le diabète et les maladies parodontales a été reconnu depuis un certain temps. Les saignements de gencives, la perte d’os et une augmentation des profondeurs des poches autour des dents peuvent être un indicateur précoce du diabète. Les diabétiques sont plus susceptibles aux maladies parodontales et ont besoin souvent de plus de soins parodontaux que les patients non-diabétiques. L’activité des maladies parodontales est souvent liée au niveau de contrôle du sucre sanguin du patient diabétique.

Tabagisme

Il y a aussi un lien étroit entre le tabagisme et les maladies parodontales. Le tabagisme réduit l’approvisionnement de sang à l’os autour des dents. La chaleur et les toxines intenses relâchées lorsqu’une personne fume peuvent également affecter la composition bactérienne de la bouche et de la résistance immunitaire du corps aux bactéries parodontales. Le tabagisme réduit l’effet positif de la thérapie parodontale indépendamment du niveau de l’hygiène orale.


Source: Académie Canadienne de Parodontologie

Fil dentaire

Comment passer le fil dentaire ?

Brossage

Comment brosser ses dents ?

Détartrage

Le détartrage est l’action consistant à enlever le tartre qui s’est accumulé sur les dents. Le tartre est une calcification de la plaque dentaire quand elle n’a pas été correctement éliminée.
Contrairement à la plaque dentaire, le tartre ne peut être éliminé avec une brosse à dent.[ ]C’est un élément essentiel de l’hygiène bucco-dentaire.

Il existe plusieurs moyens pour enlever le tartre :

  • Les ultrasons
    C’est le moyen le plus utilisé. Un fin embout métallique vibrant à haute fréquence est passé sur les surfaces dentaires recouvertes de tartre, ce qui permet de le décoller. De l’eau est constamment projetée, ce qui permet à la fois de refroidir l’ensemble et d’éliminer le tartre par cavitation.
  • Les instruments mécaniques
    Il existe différents instruments permettant d’enlever le tarte, appelés curettes parodontales. Ces curettes éliminent le tartre par « grattage », en complément des ultrasons.

Une séance de détartrage se clôt par un polissage soit au moyen d’une brossette rotative enduite d’une pâte, soit au moyen d’un sablage.

Dans certains cas, il reste du tartre non visible sous la gencive, nocif pour le parodonte. Ceci nécessite un détartrage plus approfondi, parfois effectué sous anesthésie locale.

Fréquence

La fréquence de détartrage est très variable d’un individu à l’autre, selon la vitesse de formation du tartre, et de la sensibilité aux maladies parodontales. Cette vitesse de formation dépend essentiellement de la qualité du brossage, mais aussi de facteurs spécifiques à l’individu (consommation de tabac, qualité de la salive…). La fréquence nécessaire de détartrage pourra varier de tous les 3 mois à un an.

Le traitement parodontal : maîtrise d’une infection chronique

  1. Contrôle des facteurs de risque
  2. Traitement non-chirurgical
  3. Réévaluation parodontale
  4. Traitement chirurgical
  5. Maintenance parodontale

La parodontite chronique peut être décrite comme une infection chronique. Le traitement de cette maladie passe donc par une maîtrise de cette infection. Il faudra, pour ce faire, parvenir à maîtriser d’une part la quantité des bactéries et, d’autre part, d’en maîtriser l’agressivité.

Par définition on ne guéri pas d’une maladie chronique, on se stabilise, on obtient une rémission. Cette stabilisation face à la maladie est recherchée par une stratégie de traitement spécifique : Passer d’un traitement initial suite à un bilan, le réévaluer et le corriger si nécessaire par des actions complémentaires pour placer le patient en situation de stabilisation par une maintenance régulière.

Maîtrise de la quantité de bactéries

L’excès de bactéries est lié à une hygiène dentaire insuffisante et à la présence de tartre. Il suffirait donc de maîtriser ces deux paramètres pour parvenir à maîtriser la quantité des bactéries ce qui constituera déjà un énorme pas en avant.

Maîtrise de l’agressivité des bactéries

La présence d’une forte proportion de bactéries agressives est induites par la présence de poches parodontales; de zones de décollement de la gencive où ces bactéries prolifèrent plus facilement. Si donc, il était possible de recoller la gencive, il serait dès lors possible de maîtriser la proportion de bactéries agressives.

Les moyens d’action

Quatre moyens d’action peuvent être envisagés :

  • Antibiotiques
    Dans un certain nombre de cas une antibiothérapie sera associée au traitement local. Le choix sera dicté par le caractère aigu ou spécifique de l’infection.
  • Bains de bouche antiseptiques
    L’efficacité des bains de bouches antiseptiques dépendra avant tout du produit utilisé. Mais même pour les produits les plus efficaces (à base de chlorhexidine), cette efficacité sera limitée à la surface là où le brossage peut lui aussi être efficace. Des bains de bouche antiseptiques ne pouront donc pas venir à bout d’une parodontite, mais seront utilisés, en complément, par exemple, dans les cas où le brossage doit être suspendu.
  • Amélioration de l’hygiène dentaire
    C’est en général le nettoyage interdentaire qui fait le plus défaut. Le nettoyage interdentaire doit être réalisé tous les jours avant le brossage proprement dit. Trois instruments sont à notre disposition.
  • Restaurer l’étanchéité gingivale
    L’étanchéité gingivale est assurée par des fibrilles qui forment l’attache épithéliale. Ces petites fibres sont parmi les premiers éléments à être détruits en cas d’inflammation gingivale. Si par contre, il était possible de chasser de manière durable l’inflammation gingivale on peut espérer que ces fibrilles réapparaissent et que l’attache épithéliale se restaure. Dès lors, il suffirait de désinfecter de manière durable la portion de la racine où la gencive est décollée pour voir la gencive se réattacher.

    • Désinfection mécanique
      La désinfection de cette portion de la racine peut être réalisée de manière mécanique en cherchant à rendre cette surface la plus lisse possible. En effet, le lissage d’une surface quelconque conduit à l’enlèvement d’une pellicule du matériau que l’on cherche à lisser. C’est l’ablation d’une pellicule de la surface radiculaire, associée à l’instrumentation de ces sites infectés qui provoquent une désinfection capable de susciter le réattachement gingival. Le traitement consiste donc en un détartrage de la portion de la racine où la gencive est décollée, suivi d’un lissage de cette portion. C’est cette étape qui est appelée le surfaçage radiculaire.
    • Surfaçage radiculaire
      Ce travail est, le plus souvent, réalisé sous anesthésie locale et, dans la grande majorité des cas, par voie non-chirurgicale. Il existe, toutefois un certain nombre de lésions dont la profondeur ou surtout la complexité les rendent inaccessibles au traitement non-chirurgical. Dans ce cas un abord chirurgical, par élévation de lambeau, sera appliqué. Ce traitement de détartrage-surfaçage radiculaire est réalisé en 2 ou 4 séances. Les suites opératoires sont en général très acceptable.

Suivi et réévaluation

Après ce travail, un premier contrôle est réalisé. Lors de ce premier contrôle, environ 80% des sites traités doivent être résolus. Les 20 % restants doivent montrer un progrès et ce progrès peut encore se poursuivre au fil des 12 mois suivants. Pour promouvoir cette poursuite de la guérison et pour maintenir celle-ci lorsqu’elle est obtenue, le patient est enrôlé dans un protocole de soins parodontaux d’entretien appelé: « la maintenance parodontale ».

Maintenance parodontale

Cette maintenance parodontale sera appliquée à une fréquence variable suivant, notamment, la qualité du contrôle de plaque assuré par le patient, son état de santé, le nombre et l’étendue des lésions résiduelles.

Autres traitements parodontaux

Greffe de gencive

La rétraction de la gencive n’est pas toujours d’origine infectieuse, elle peut aussi être d’origine traumatique comme par exemple un brossage agressif. Ce type de récession gingivale peut être traité par une greffe de gencive. Elle permettra de recouvrir partiellement la racine et de recréer une gencive solide et hermétique.

Allongement de dents trop courtesLorsque la gencive recouvre trop vos dents ou si vos dents paraissent trop courtes, il est possible d’harmoniser votre sourire en corrigeant le contour de vos gencives.

Allongement avant placement d’une couronneQuand une carie a évolué sous la gencive, un remodelage de l’os et de la gencive autour de la dent est parfois nécessaire avant de réaliser une obturation ou une couronne. Celui-ci permet, dès lors, à votre dentiste de réaliser des soins dans de bonnes conditions.

FrénectomieIl s’agit d’une légère modification du frein de la lèvre supérieure ou inférieure destinée à éviter des tensions pouvant provoquer une récession de la gencive. Le soutien de la lèvre ne sera pas altéré par cette petite intervention mais en revanche, elle permettra d’assurer une attache stable de la gencive et enfin, un bon accès au brossage.

Dents inclusesCet acte consiste en un dégagement de dents bloquées sous la gencive et nécessitant alors une traction orthodontique. Il comprend également l’extraction de dents de sagesse pouvant être incluse.

Régénération Tissulaire / Osseuse Guidée (RTG/ROG)Une fonte des tissus osseux et de la gencive suite à une extraction peut être éviter / corriger par des techniques simples et efficaces. En effet, un comblement du site d’extraction par des matériaux biocompatibles ou par un greffon de gencive est possible afin d’éviter un effondrement.

 

Implants dentaires


Par le Board de la SBP-BVP

Quand consulter ?

Vous a-t-on déjà dit que vous pourriez souffrir d’une maladie parodontale et que vous devriez consulter un dentiste spécialiste en parodontologie ? Si cela c’est produit, vous avez peut-être pensé : « qu’est-ce que la maladie parodontale et pourquoi dois-je consulter un dentiste spécialiste en parodontologie pour me soigner ? »

Le mot « parodontal » vient du grec : perio : autour, dontos : dent. Cela se rapporte à la gencive et l’os autour des dents. La maladie parodontale, plus connue sous le nom de « déchaussement », est une infection bactérienne chronique qui affecte la gencive et l’os englobant les dents. Non traitée, la maladie parodontale est une des première cause de la perte dentaire chez l’adulte. De plus, les recherches ont mis en évidence une relation entre la maladie parodontale et des problèmes de santé plus sévères tels que les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires et les enfants prématurés ou de petit poid à la naissance.

Un dentiste spécialiste en parodontologie peut être consulté à tout moment pour une évaluation parodontale. Parfois la seule façon de détecter la maladie parodontale, c’est au travers d’un examen clinique. Si vous avez détecté les symptômes suivants, un bilan parodontal peut être nécessaire :

  • Dents mobiles ou se séparant progressivement
  • Gencive rouge, gonflée ou sensible
  • Gencive saigant facilement lors du brossage ou du passage du fil dentaire
  • Gencive qui s’est rétractée des dents
  • Présence de pus entre les dents et la gencive
  • Un changement dans l’engrènement des dents lorsque que l’on mord
  • Une mauvaise haleine persistante

En plus de votre évaluation parodontale, le dentiste spécialiste en parodontologie fera un bilan aussi des facteurs de risques. En effet, certaines choses peuvent augmenter la sévérité de la maladie parodontale tel que le tabac, le diabète et la génétique. Si vous présentez certains de ces facteurs ou symptômes, vous pourriez avoir besoin des conseils d’un dentiste spécialiste en parodontologie.


Par le Board de la SBP-BVP

Un dentiste spécialiste en parodontologie est un dentiste spécialisé dans la prévention, le diagnostic et le traitement de la maladie parodontale et le placement d’implants dentaires. Les dentistes spécialistes en parodontologie reçoivent une formation spécialisée de trois années après leur diplôme de dentiste. Ils sont familiarisés avec les dernières techniques de diagnostique et de traitement de la maladie parodontale et ils peuvent aussi réaliser des techniques cosmétiques parodontales afin d’obtenir un sourire désiré.

Lors de votre visite initiale, le dentiste spécialiste en parodontologie va passer en revue votre historique médical et dentaire avec vous. Il est important pour lui de savoir si vous prenez certains médicaments, si vous souffrez de pathologies ou bien si vous êtes traité d’une pathologie qui peut compliquer vos soins parodontaux. Vos gencives vont être examinées si elles présentent des récessions et vos dents vont être vérifiées pour voir si elles sont mobiles et comment vos dents s’engrènent lorsque vous mordez. Votre dentiste spécialiste en parodontologie va aussi prendre des mesures au niveau de la gencive avec une fine sonde pour déterminer si un espace est présent entre la dent et la gencive sous forme de poche appelées aussi poches parodontales. Des radiographies pourront aussi être prises afin d’observer le niveau osseux sous vos gencives. Si des traitements sont nécessaires, le dentiste spécialiste en parodontologie discutera du plan de traitement avec vous


Par le Board de la SBP-BVP